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La bottine est la partie la plus importante selon moi, car c’est celle-ci qui détermine
le niveau de plaisir ou déplaisir lors des sorties de patin. Je survolerai brièvement
les types de bottes offertes sur le marché. Il y en a beaucoup trop et pour différents
usages aussi. Mais il est possible de donner une déscription générale de la botte plus
performante.
La botte est conçu dans la plupart des cas: de fibre de verre, de kevlar ou de carbone, ce qui constitue la coquille, celle qui entoure le pied et aide au maintien. L’intérieur est fait de cuir véritable ou non, et est rembourré aux endroits stratégiques. La force exercée par la jambe, qui en plus de pousser porte tout le poids du corps, doit être transferée le plus efficacement possible au chassis et ensuite aux roues (ou à la lame dans le cas de glace). Donc la botte doit être rigide, contrairement au soulier qui plie suivant le mouvement du pied lors de la marche. La cheville est une partie cruciale lors du mouvement en position de patinage. Elle agit à titre de joint et perpétue le transfert d’énergie du haut de la jambe jusqu’au talon et de là jusqu’aux roues. La botte offrira du support au niveau des chevilles, sans toutefois restreindre le mouvement lors de la poussée latérale(de coté). Si les bottes de courte-piste offre suffisamment de support pour rendre sécuritaires les tournants extrêmement serrés de ce sport, les bottes de longue-piste ou de patinage à l'extérieur sont plus courtes, genre ski de fond classique. Au niveau confort, il y a plusieurs compromis à faire, soit le poid, le support, l’utilisation du patin, l’esthétique, et finalement le budget. Ici le prix n’est pas nécessairement proportionnel au confort -- ceux qui ont des pieds à problèmes vous le diront. Souffrir dans des bottes de 700 dollars CND, ce n’est pas rare, donc il faut trouver chaussure à son pied, autrement dit connaître ses pieds. Les concepteurs de bottes ne peuvent pas garantir le confort absolu, étant donné la physionomie différente de chaque individu. C’est pour cela que dans bien des cas, les gens se font faire des patins sur mesure. Il y a aussi je crois un apprentissage normale, une évolution à travers les étapes pour atteindre le confort. Rien dans le mouvement du patineur n’est naturel chez l’être humain, donc il faut se rabattre sur le conditionnement et, surtout, sur l’assimilation des éléments techniques qu'on apprend au fil des années. Charles Beaudoin |